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 Speak Me Even If I Study || Judith

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Speak Me Even If I Study
Feat. Judith

Samedi 10 Septembre 2016.

C'est bien la rentrée, mais, il ne faut pas non plus oublier qu'une fois les cours repris, la glandouille, c'est fini. En l'espace d'à peine une petite semaine, voilà nos agendas bien remplis. Certes, comme toute Serpent Cornu qui se respecte, l'étude ne me fait pas peur, je m'instruis. M'enfin... Je dois bien avouer que repenser à ces vacances, ces mois de liberté et amusement encore si récents, me laisse une pointe de nostalgie. Apprendre, c'est bien. Ne rien faire, aussi.

Accoudée à la table, je laisse ma tête prendre appui contre ma main pendant que je lis. Cette position me rend songeuse, concentrée sur mes cours de sorcellerie. Même si, pour tout dire,je ne suis pas vraiment absorbée par ma copie. Ce ne sont que des révisions. Les réponses, je les connais sur le bout des doigts, en toute modestie. En clair, je m'ennuie. Je m'ennuie et j'attends, surtout, que quelqu'un vienne par-ici. Ce quelqu'un, ce n'est pas n'importe qui. Nooon ! C'est ma chère petite Judie. Hier, je lui avais écrit. Lui proposant, si elle n'avait rien de mieux à faire de son samedi, de me tenir compagnie. Je n'ai pas reçu de courrier réponse, ce matin, mais je suis sûre et certaine qu'elle a lu ses lettres. Elle les lit toujours. Reste donc à savoir si sa réponse est non ou oui. Si ça se trouve, j'espère sa visite pour rien car elle ne viendra pas, mais bon. Au pire... Je jette un coup d’œil à mes exercices et soupire. Au pire, j'ai de quoi faire même si c'est barbant à en mourir.

Relevant, ainsi, la tête de temps en temps, j'attends.
Allez, s'il te plaît, Judie... Sauve-moi de mon ennui...
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Douces lettres tracées sur le papier, qui m'arrivaient ce jour. Heather me proposait de la rejoindre à la bibliothèque le lendemain. Effectivement, comme mon agenda me le confirmait, j'avais moi aussi des devoirs. Je baillai rien qu'à en lire la mention. L'avantage de la sixième année, c'était qu'on pouvait dire adieu à nombre de matières ennuyeuses et fastidieuses. Je ne m'étais d'ailleurs pas foulée pour mes examens, sachant parfaitement lesquelles je voulais abandonner. L'inconvénient, c'est que la charge de travail avait augmenté dans les disciplines restantes.
Au moins y passer quelques heures était moins déplaisant que de s'acharner sur un futile devoir d'histoire. Franchement cette matière était des plus stupides. D'accord, c'est bien de connaître les fondamentaux de notre histoire, c'est utile pour comprendre ce que la société est aujourd'hui. Mais sincèrement, qui oserait mettre en doute mon jugement et me jurer mordicus que c'est génial, quand on voit les sujets donnés ? Hein ? Voilà, personne. Eh bien moi j'en ai eu assez de lire des ouvrages poussiéreux pour écrire des dissertations de trois pieds de long. Tout ça pour une note. La vie est bien trop courte pour se remplir le crâne de données surannées qu'on oublierait aussitôt, tout ça pour une note.
Ce fonctionnement scolaire m'a toujours semblé absurde. Mais pour réussir, désormais, il faudrait bien que je m'y plie d'une certaine façon.

Ça me blase déjà. Mais bon, la perspective de passer la matinée dans la bibliothèque est adoucie par l'idée de la présence d'Heather. En parfaite Serpent cornu, elle serait sérieuse et investie, bien sûr, mais ne m'invitait-elle pas à la distraire ?
Je sais déjà que je ne pourrai vraiment me concentrer. Souvent, alors que je crois lire et travailler, je réalise que cela fait dix minutes que mes pensées se sont égarées et que mon regard soit fixe le même mot, soit est tourné vers un détail anonyme du rayonnage. Du moment que je ne cille pas pour me rendre compte que je détaille le visage d'un de mes congénères. Ça m'est déjà arrivé. Je vous laisse deviner la suite ? Heureusement que Pata sait prendre mon apparence et des initiatives. J'ai beau lui répéter que ça ne vaut pas la peine et me dire que je devrais un jour me trouver un semblant de cojones, cette solution de facilité m'a sauvée de trop nombreuses fois.
Et puis ça l'amuse. Ahem.

Bon du coup. La table du fond à gauche.
Elle m'a dit regretter qu'on ne fasse que se croiser depuis la rentrée. Constat partagé. Mais voilà, timide comme je suis, je n'arrive jamais à l'aborder et à lui faire naturellement la conversation.
J'ai cru entendre un tchip dans l'assistance ? Vous n'y croyez pas ? Bon c'est vrai que j'ai l'air particulièrement extraverti, toujours à l'aise en société, même si je garde cette image de fille décalée et rêveuse. Eh bien sachez que c'est faux. Enfin, si, je discute aisément, j'aime rencontrer de nouvelles personnes et rigoler entre amis, j'ai d'ailleurs un bon groupe de potes et je m'entends avec la majorité de ma promotion. Néanmoins, cette gêne est réelle, je ne la simule pas pour me rendre intéressante. Je ne sais pas pourquoi tout semble plus grave quand il s'agit de Heather.

Donc là, il me faut souffler un bon coup et me dire que ce n'est que la même amie qu'auparavant et que je suis ridicule à me prendre ainsi la tête. Pourquoi donc, d'ailleurs ? Rien n'est important.
Je m'approche, donc, souriante, et lui fait un signe en agitant ma main droite. Pour faire bonne mesure j'ai tout de même choisi un manuel.
Arrivée à son niveau, je la salue d'une pression tendre de ma main sur son épaule et m'installe en face d'elle. « Comment vas-tu ? Tu es là depuis longtemps ? Tu bosses sur quoi ? » je chuchotte, les yeux déjà plongés dans son regard. Cette fille dégage quelque chose de formidable, et ça n'a rien de magique.
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Speak Me Even If I Study
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Tel le Penseur de Rodin, je semble perdue dans le fin fond de mes réflexions, le poing me soutenant le menton. De ma main libre, je frappe le dos de mon stylo contre le bureau. Comme une baguette percutant un tambour à un rythme régulier et mélodieux. Tiens ? En parlant de ça... La musique me manque. Je n'ai encore vu aucune possibilité d'inscription ni même entendu parlé du club, cette année. J'espère qu'ils n'ont pas décidé de l'arrêter...

Mon regard qui, jusque-là, ne voyait que des monts de livres, se posa, enfin, sur celle que j'attendais. À cet instant précis, j'ai senti mes lèvres se fendre en un sourire, comme par automatisme.
Me redressant légèrement, retrouvant une posture adéquate et non plus avachit, je réponds à son signe de la main en la laissant approcher et s'installer à mes côtés. C'est fou comme Judith semble emplir son entourage de joie. À chaque fois que je la vois, je ressens ce petit pincement de bonne humeur poindre dans mon cœur. Chose fortement agréable, au quotidien. C'est un peu une sorte de booste dans la journée. Une seringue d'adrénaline ou de vitamine C.


Ça va, ça va. Et toi ? Regardant mes manches, je ris. À en juger par l’inexistante pellicule de poussière me recouvrant, pas très longtemps, rassure-toi ! Je prends un bref et discret instant pour contempler sa réaction, par amour de voir ses traits se fendre sous l'amusement à l'entente de mes âneries, avant de lâcher un soupir en tournant mon livre vers elle. Travail de rappel en Herboristerie. D'un geste du menton, je pointe le bouquin en sa possession. Et toi, tu dois faire quoi ? Je peux peut-être t'aider. C'est quelle matière ? En échange... Je me gratte l'arrière du crâne en me pinçant les lèvres. Tu saurais le nom de la plante qui produit l'Empestine ? Je sais que c'est une espèce rare ressemblant un peu aux cactus mais pas moyen de me souvenir du nom ! Et vu que les plantes sont classées par ordre alphabétique dans l'encyclopédie... Je vais avoir du mal à trouver sans la première lettre !

En attendant, je grattais le papier des réponses que je connaissais.
Et sinon... La reprise se passe bien pour toi, jusque là ? Tu as retrouvé tout le beau monde ?
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Je dois être un peu idiote. On m'a déjà fait remarquer que mon raisonnement échappait à la logique la plus élémentaire – problématique pour quelqu'un souhaitant briller par son aptitude aux mathématiques et aux sciences physiques. C'est simplement que le cours de mes pensées m'emporte bien souvent et qu'il m'ennuie d'en expliquer les étapes à mes interlocuteurs. Ainsi, mes réflexions ou autres questions semblent sortir de nulle part. Ou d'un lieu particulièrement encombré.

Quoiqu'il en soit, je ne suis pas bien bavarde, ce qui limite les regards interloqués et les incompréhensions. Par contre j'observe. Ce peut être également perturbant. D'autant que cette fille m'intéresse. Elle est mon amie, il n'y a pas de question à se poser là-dessus. Cela fait bien des années qu'on se côtoie, ce devrait être une évidence. Néanmoins, quelque chose m'interroge. Cet été, il m'a semblé avoir ressenti le manque un peu plus violemment. Je me sentais incomplète, à Chicago.

Pourrai-je seulement me sentir un jour entière ? Je me sens toujours en décalage, et parmi les miens, j'ai parfois l'impression d'être simple spectatrice. Leurs traits s'animent, leurs paroles s'enchaînent : tout en eux fait sens. Quant à moi, à leurs côtés, je crois manquer de quelque chose. Comme si je ne pouvais m'ancrer dans la réalité aussi facilement qu'eux. J'ai l'impression que le matériel, le concret m'ignore. Ou que je n'arrive pas à m'en parer ? On revêt les couches qui nous plaisent : étoffes soyeuses et sourires d'apparat. On cherche à frôler des doigts une plénitude, à trouver un sens à l'existence et à s'y rattacher.

Pourtant, ces questionnements ne me paraissent pas nouveaux. Aussi longtemps que je me souviens, je me suis sentie happée par une forme d'appel d'air. Un vide m'aspire. L'immensité m'inspire. J'expire, les yeux plongés dans ceux d'Heather. Je réalise que je n'ai pas vraiment écouté ce qu'elle disait. Je fais semblant de réfléchir – ou plutôt, je réfléchis, creusant dans mes souvenirs instantanés la question qu'elle m'a posée : elle m'a forcément posé une question. Il faut que je trouve des mots-clefs. Empestine ? Un truc pour les potions, ça je sais. « Hmm bah, tu peux regarder dans le livre de potions, ce genre de détails est certainement indiqué. » Bien sûr, je n'ai aucune idée du détail qu'elle recherche.

Elle est si sérieuse. Ses mimiques délicates sont agréables à observer, lorsqu'elle se plonge dans la résolution d'un problème. Elle pense à tout. Sa présence est intense et je ressentirais presque le flux de ses pensées, tempête d'informations se mêlant et trouvant un sens dans son esprit, à la minute où son regard effleure les lignes d'une consigne.
« Oui, la reprise se passe bien ! Je suis contente de tous vous retrouver. Vous m'avez manqué cet été. Tu m'as manqué, d'ailleurs. » Je le dis avec un sourire désolé. C'est bien vrai, un peu plus qu'auparavant. Mais je ne sais quoi en penser : je me dis que peut-être, c'est simplement que je grandis et que la présence rassurante de mes parents et de Dani ne me suffit plus. Ce serait cohérent cela dit : je suis une Oiseau-Tonnerre, après tout !
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Speak Me Even If I Study
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Judith semble perdue dans ses pensées. Si profondément qu'elle parait être loin de la Terre, sur une autre planète. Un sourire amusé se peint sur mes lèvres lorsque je la regarde ainsi dans la lune. En y réfléchissant, ce genre d'instants d'égarement lui sont habituels. D'ailleurs, j'ai toujours trouvé ça drôle et, d'une certaine façon, mignon. Elle qui aime les étoiles et la voie lactée, avoir la tête dans les nuages lui correspond à merveille.

Un instant d'étonnement suivit d'un gloussement, voilà ma réaction suite à sa prise de parole. Elle trahissait, toute seule, son manque d'attention. Son regard ayant l'air emplit d’interrogation et de gêne, je me presse de lui faire comprendre que je ne me moque pas d'elle. Pas méchamment.
Excuse-moi, ce n'est pas gentil de rire, mais tu étais tellement perdue dans tes pensées que tu ne m'as pas écouté parler ! M'accoudant à la table et appuyant ma joue contre mon poing, je lui souris avec tendresse en ajoutant : c'est trop chou.

Sans même m'en rendre compte, je la fixais. Je la fixais depuis un moment et ça devait en devenir gênant. M'éclaircissant la voix, je reporte, ou plutôt détourne, mon regard vers mon exercice tout en l'écoutant. C'est fou, mais plus les années passent et plus j'ai la sensation que ses yeux sont tout bonnement envoûtants. Si Quinn était là, elle me jetterait sûrement l'un de ses regards qui veulent tout dire. Mais ce n'est pas ça, n'est ce pas ? Je veux dire... Judie et moi ne sommes que des amies. Quinn est juste du genre à vouloir me caser avec quelqu'un, à tout prix, depuis l'âge de douze ans et s'excite, donc, dès que je regarde X ou Y fille de manière "insistante".
Hum...
Je réfléchis trop...

Cette fois, c'est moi qui n'ai pas tout suivi. Je me sens bête. Je la taquine sur son mauvais sens de la concentration et voilà que je fais pareil ! Bah bravo ! Je réponds, donc, à l'aide d'une phrase passe-partout, en espérant que cela colle avec la sienne.
C'est cool ça ! Tout en cherchant "Empestine" dans mon livre en espérant tomber sur le nom de la plante la produisant, je poursuis. Tu sais, tu m'as pas mal manqué pendant ces vacances. Si je n'étais pas partie rendre visite à mes cousins britanniques à Londres, j'aurais fait en sorte de passer à Chicago vous faire un petit coucou à Danie et toi. J'ai beaucoup pensé à toi, aussi. Parce que j'ai rencontré une amie de ma cousine. Elle te ressemblait un peu. C'était une toi avec ce je ne sais quoi de "British" typique de chez eux. Bref, à cause d'elle je me demandais tout le temps comment tu allais, ce que tu faisais... J'aurais dû t'écrire plus pour prendre de tes nouvelles. Relevant la tête, la regardant de nouveau, je tire une moue enfantine. Tu ne m'en veux pas trop ?

Je me mords la lèvre. En fait, je suis une sacrée pipelette, sans y faire attention. Un rire embêté s'extirpe de ma gorge et un "désolée, je parle trop" franchit la barrière de mes lèvres.
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J'ai rarement vu quelqu'un rire à la mention d'un livre de potions. Je la regarde, interloquée, un sourire manquant de naitre au coin de ma bouche. Est-ce moi qui l'amuse ? Il ne me semble pas avoir dit quoi que ce soit donnant matière à rire. Et voilà qu'elle m'accuse ! Moi, ne pas écouter ? Enfin voyons, s'il fallait me décrire en un seul morceau de chair, je serais l'oreille. Une espèce de capteur géant, toujours attentif, toujours alerte, même lorsqu'il n'y paraît pas. Je ne fais d'ailleurs que ça, écouter. Je reçois les informations, les mots, les bribes de pensées perchées dans l'air. Je prends un air offusqué : « Moi ? Me perdre dans mes pensées ? Où tu trouves des idées pareilles, ce n'est pas du tout mon genre. » L'ironie se lit dans le froncement de mes sourcils.

Elle aussi, toutefois, semble distraite. Je penche la tête, cherchant la source de son émoi. Se passerait-il chez elle quelque chose que je n'aurais pas saisi ? Elle est mon amie, je me dois pourtant de connaître tout de ses joies et ses peines. Peut-être est-ce également une lassitude passagère, mais je doute que ces choses-là se produisent sans raison : elles font souvent, toujours, écho au lointain cri d'un trouble dissimulé. Je serais déçue de moi-même si je ne pouvais sonder son cœur pour en comprendre les tourments – quel genre d'amie serait-je ? J'entends les valves de mon cœur qui s'agitent, fébriles, paniquées. Concentre-toi, Bob.

Une fois de plus je me retrouve à détailler son visage, à suivre sur ses traits la naissance d'une pensée. Du battement de cils aux lèvres qui s'entrouvrent quand elle a trouvé les mots. Du balbutiement de ses yeux à l'hésitation de sa voix. Finalement ses mots coulent, rapides, nombreux : cette précipitation a-t-elle un sens ? Elle me confie également son manque et je me tords en dedans de moi-même. Je ne saurais dire si cette sensation est agréable ; à décrire, elle est loin des délices apaisants dont on se languit. Quelle est cette nausée que je n'ose expliquer ? La réponse est dans la clarté de ses yeux, je le sais. Elle s'excuse de trop parler. Cela n'a pas de sens. Elle pourrait déverser le lit d'un fleuve en paroles que je l'écouterais encore.

« Londres... L'Europe est si fascinante ! Tout y est plus petit et plus vieux de ce qu'on en voit. Pour moi c'est si grand, pourtant, par la charge des années passées. Qu'en dis-tu ? Toi qui connais bien le Royaume-Uni. » Les ruelles resserrées, les villes construites, détruites, malmenées et reformées ; on n'en connait rien ici. Je connais quelques britanniques, comme la bibliothécaire ; je ne sais pas si leur caractère est tant forgé par leur nationalité que par leur histoire personnelle. Ce sont des mystères ambulants, à la manière de chaque autre humain. Aussi, dans un pays différent, il est difficile de constater le gouffre culturel, puisqu'ils s'y plongent. Et puis nous ne sommes que des individus qui dérivent à la frontière du temps, si insolites et semblables.
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