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 Hide & Seek || Adriel

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Dans un silence apprécié, l'atmosphère grise s'empreignait lentement de la pièce. Feu, poussière, paperasse. Feu, poussière, paperasse. Ainsi constataient les yeux de Thalès se balançant avec flegme de la cheminée, au plafond, vers son bureau. Un soupir traître s'évada et il se redressa attrapant son stylo parachuté dans les airs. Une énergie tannée s'empara de sa main, laquelle remplit avec autant d'application que d'ennui chacun des trente-sept rapports. Ennui, ennui, ennui. Ennui, futilité, soupir.
Accoudé au marbre nébuleux de son bureau, le directeur avait troqué son stylo par sa baguette, ses doigts jouant adroitement avec cette dernière. Enlevé par ses pensées, son regard s'était perdu dans ses réflexions. Que se passait-il ? Où était-elle ? Qu'était-il en train de faire ? En avaient-ils fini avec cette affaire ? Avaient-ils commencé celle là ? Être omniprésent dans son département était la première règle que l'homme s'était fixée, une règle à laquelle nulle dérogation ne lui était permise. Homme d'action, esprit vif et corps pressé perdre du temps lui était insupportable. Aussi, comme chaque jour, il commença son tour de garde des divisions composant son département. Les classant mentalement d'abord par ordre d'importance, ensuite par complexité de la mission en cours, il ne manquait pas d'en visiter une. Bien sûr, s'étant assuré de la compétence de ses employés il se faisait peu de soucis, mais vous l'aurez remarqué, Thalès est maniaque, rien n'est laissé au hasard. Les feuilles se glissèrent dans un léger bruit de frottement dans une enveloppe, il cacheta cette dernière d'un sceau ensorcelé. Il la posa en face de lui, à l'exact milieu -transversal et longitudinal - de son bureau. Le regard désinvolte, il n'avait pas cillé qu'il était déjà ailleurs.

20h07, Washington. Les pans de son long manteau noir volèrent autour de lui, rythmés par ses pas pressés. Constatant avec plaisir que l'équipe d'expédition -connaissant plus que bien ses habitudes- l'attendait, on lui servit rapidement un topo de la situation. Intéressante affaire que voilà. Nous avions sur les bras un groupement d'extrémiste de la loi Rappaport, revendiquant le meurtre de plusieurs réfractaires à cette dernière. Comme prévu par les tireur d'élites, l'amertume de Thalès fut au rendez vous. Qui connaît ce sang-mêlé, le sait militant pour la suppression de cette loi qu'il juge, lui, absurde. Mais l'on pouvait faire confiance au grand chef pour discriminer les aspirations personnelles des applications professionnelles. Enfin... Différents clichés circulant sous ses yeux, ces derniers disséquèrent les images mouvantes dénonçant les terroristes. Une fois que toutes les informations furent extraites, il fouilla dans le dossier mental, et altéra quelques détails à propos de ce groupe de terroriste sobrement nommé Apartheid. Le gros n'avait pas changé, Apartheid était une alliance de traumatisés des persécutions anti-majs, prônant la sécurité par la disparité. On ne se mélange pas. Les rares hors-la-loi défiant Rappaport étaient considérés par eux comme des traîtres à la nation magique, méritant, plutôt que le bagne, le meurtre, la peine de mort.
Ayant relégué son ressenti personnel dans les limbes de son inconscient, Thalès put les entendre, ces cris de douleurs refoulés par ces terroristes. Il put les comprendre, peut être même les plaindre, ayant appris comme les No-Majs apprennent l'Holocauste, les châtiments infligés aux mages mis à découvert. Tortures, supplices, Salem. Aah... fatiguant... les blessés étaient toujours à plaindre, ne restait plus qu'à prier les tués... Ce court instant de compassion céda place à une rage furieuse, la balance de la justice de Thalès pesant trop de douleur du côté des victimes d'Apartheid que dans cette dernière. L'équilibre devait être fait. Le désordre attendait l'ordre. Un sourire erratique vint planer sur les lèvres de notre mage, le juge Apartheid apprendra que la justice, c'est lui. Et qu'il n'aimait pas qu'on vienne marcher sur ses plates bandes.
Trêve de sentiment, la scène prend place. Le plan venait d'être révisé, tout était prêt. Chacun à son poste, tout le monde savait ce qu'il avait à faire. Lui a qui on laissait les rênes du déroulement des choses dès qu'il venait, se plaça en retrait cette fois ci, désirant évaluer et voir de ses propres yeux les capacités à mener à bien une opération en coordonnant une équipe d'un certain employé. Ce dernier était le discret Adriel O'Brien. Sur ce, l'objectif était clair ; Éradiquer Apartheid.
Le plateau maintenant balayé, les pions placés, le jeune homme devait engager. Se tournant vers lui, Thalès croisa les bras, esquissant un sourire espiègle.
_ A toi de jouer.

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Thalès Hamilton ☽All these former villains that you see, each of them, with shaking knees, has knelt before me. So I'm not your teammate or your partner in crime. What am I, boys ? I'm the Bad Guy.

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La mission du jour était particulièrement délicate : éradiquer Apartheid ou au moins la cellule qui avait été active ces dernières semaines. C'était à moi qu'on avait confié la direction du petit groupe qui en était chargé et à mesure que le temps passait, la pression augmentait ; pourtant, je savais que j'étais capable de ce qu'on m'avait demandé. Aussi, quand Thalès Hamilton lui-même se joignit à nous, j'étouffai du mieux que je le pus l'angoisse qui me serrait la gorge et le saluai d'un signe de tête sobre. Pas le temps de se perdre en fioritures. Je l'observai tandis qu'il lisait les derniers rapports et fus frappé par son visage, un mélange de sérieux et de professionnalisme que je doutais atteindre un jour. Puis il se tourna vers moi et, un sourire espiègle aux lèvres, me donna le feu vert. C'est parti.

– Kennedy, Sanchez, LaTour avec moi, les autres vous suivez McGregor. Vous savez ce que vous avez à faire.

Un à un, les hommes et femmes hochèrent la tête et se séparèrent en deux groupes ; légèrement incertain, je lançai un regard à mon chef : avec qui voulait-il aller ? Mais je ne pris pas le temps de m'appesantir sur la question, c'était lui qui choisissait. Moi, j'avais d'autres chats à fouetter. Silencieusement, je fis signe à mes collègues de me suivre et nous nous dirigeâmes vers le bâtiment en face de nous tandis que l'autre groupe transplanait quelques rues plus loin pour le prendre à revers. C'était une stratégie que nous avions montée tous ensemble : pour ce genre de mission particulièrement dangereuse, je refusais de travailler seul. J'avais toujours le chic pour laisser passer un détail qui s'avérait au final crucial alors je ne voulais prendre aucun risque... Un coup d'oeil jeté derrière moi m'apprit que M. Hamilton avait décidé de nous suivre et je fus à la fois soulagé et angoissé de l'apprendre. Si ça dégénérait, il pourrait nous aider mais si je commettais une grave erreur... C'en était fini de ma carrière. Mais ce n'était pas le moment de penser à ça, aussi je recentrai mes pensées sur le moment présent. D'un signe convenu entre nous, je leur ordonnai de sortir leur baguette et dégainai la mienne avant de la pointer sur la serrure. Étrangement, un simple Alohomora suffit et mon instinct me souffla que quelque chose n'allait pas. Je me repassai rapidement toutes informations tandis que mes collègues s'engouffraient un à un et jetai un regard à mon chef, pour lui faire comprendre que je sentais qu'il y avait un problème. Il hocha brièvement la tête, l'air grave. Au moins, on était deux à être encore plus sur nos gardes. Une fois le dernier passé, je laissai passer Hamilton et me glissai à sa suite avant de refermer à clef.

#663333 Adriel
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Le directeur observa avec plaisir son employé s'atteler avec sérieux et professionnalisme à la tâche qu'il lui avait confié. A peine lui avait-il fait un signe qu'O'brien prenait déjà les devant, lançant l'opération. Écoutant d'une oreille attentive les directives du jeune homme, les yeux de Thalès étaient néanmoins plus occupés. Scrutant le visage du mage sans se soucier de l'intimider ou le déstabiliser, il perça à jour son angoisse et salua le talent avec lequel Adriel le masquait. Comprenant bien la pression que lui même devait exercer sur lui, additionnée aux responsabilités que lui incombait cette mission, il pouvait ainsi aisément imaginer que cela pouvait peser lourd sur les épaules. Mais s'il était là, c'était précisément pour juger la façon avec laquelle le jeune homme gérerait cela. Certes il serait sévère, mais le tireur d'élite était, de toute évidence, loin de perdre ses moyens. Enfin, il y avait d'un côté l'évaluation du jeune homme, et, de l'autre, la mise au point avec Apartheid.
Choisissant de rester avec le groupe d'O'brien, il se reconnut dans la stratégie que choisit ce dernier : Ne laisser à l'ennemi aucune issue, l'encercler, l'enfermer dans l'enfer. De plus, les deux groupes étaient -lui mis à part- également répartis, que ce soit numériquement parlant, ou simplement à en jauger la force potentielle. Le groupe un s'arrêta face à une porte, tout le monde sortit sa baguette, et d'une facilité déconcertante O'brien l'ouvrit. Relevant un sourcil, Thalès demeura le regard fixé sur la poignée. Ses yeux aiguisés glissèrent rapidement vers le fond sombre de la pièce. Il sentit un courant d'air glacial s'en échapper, lui soufflant au visage. Cet air froid qu'il savait reconnaître... cet air froid et ce susurrement malsain qui résonnait comme un cri strident dans sa tête. Résonnait, résonnait, cours, fuis, cours, fuis, c'est mauvais. Il croisa le regard d'Adriel, remarqua son froncement de sourcil, sa perplexité, son doute, il ne s'était pas trompé : Adriel est un employé du MACUSA aguerris. Au delà de la théorie, il y a des choses qui ne s'enseignent pas, des choses innées et primaires, qui sauvent la vie : l'inspiration, l'intuition, l'instinct.  

Au moins, ils étaient deux à se douter d'un leurre.

Adriel referma la porte sur eux, et bientôt, le malaise fut général. Lumos. L'atmosphère de la pièce suintait des nébuleuses malsaines et exhalait des relents d'un bain glauque. Un silence morne s'installait, et venait le perturber quelques bruits de pas ou murmures. Le sentiment d'urgence qui prit les tripes de Thalès lui conjura de sortir d'ici. Quelque chose n'allait définitivement pas. Seulement, rien ne se passait, et les nerfs des moins expérimentés allaient bientôt jouer au saut à l'élastique. A point nommé, Adriel lui fit discrètement savoir que le groupe 2, sensé nous contacter, n'était pas au rendez-vous. Le directeur ferma les yeux et se concentra. Désormais, n'importe quoi était susceptible d'arriver. Dans ce genre de situation, il avait pris l'habitude de se concentrer sur ce qui était autour de lui, récapituler tous les éléments, l'indice devait se trouver quelque part. La porte était fermée à clé, la pièce était vide, les volets étaient fermés, l'électricité coupée, le plan initial consistait à encercler Apartheid, le groupe deux a disparu. Les faits posés à plat, la vérité ne pu se faire plus lucide.
Thalès se redressa, la partie était loin d'être terminée. Il posa sa main sur quelques murs, revint vers le centre et ses yeux se perdirent sur le plafond. Penchant légèrement la tête, un soupir ennuyé s'échappa de ses lèvres.  
_Quoi que soient les choses qui s'apprêtent à nous tomber dessus, préparez vous à vous faire assaillir de tous les côtés.

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Peut-être n'aurais-je pas dû fermer la porte à clef derrière nous. Sûrement même. L'atmosphère qui se dégageait de la pièce était terriblement oppressante et si j'avais du mal à résister, je sentais que les plus jeunes d'entre nous ne mettraient pas longtemps à craquer. Putain d'Apartheid. Je laissai Hamilton observer les lieux tandis que le reste du groupe murmurait entre eux et essayai de contacter les autres, sans grande réussite. Que s'était-il passé ? Je partageai l'information avec mon chef qui hocha brièvement la tête avant de faire le tour de la pièce. Je fus pris d'un frisson quand il nous mit en garde.

– Soyez forts, les gars. murmurai-je à l'intention de mes coéquipiers, autant pour les rassurer que pour me rassurer moi.

Un bruit à l'étage nous fit tous reculer contre le mur de l'entrée. Crac. Crac. Crac. Quelqu'un se déplaçait sur le parquet moisi et semblait se diriger vers les escaliers qui arrivaient non loin de nous et je ne pus retenir Kennedy quand il se proposa pour monter voir de quoi il en retournait ; son cri mêlant surprise et horreur qui retentit quelques instants après nous apprit que les atrocités que nous aurions à vaincre seraient pire que ce à quoi nous nous attendions. Pourtant, ce n'était pas ça qui me bouleversait le plus, ce n'était pas ma très certaine mort prochaine qui m'inquiétait le plus, c'était le fait que l'homme laissait derrière lui une femme et un jeune garçon, d'à peine cinq ans. Que pourrait-on raconter à cette famille brisée, si jamais nous nous en sortions ? Un regard à Hamilton me confirma ce à quoi je pensais. La vérité. Je raffermis la prise sur ma baguette quand la chose commença à descendre les escaliers et intimai le silence aux plus effrayés ; pas la peine d'exciter encore plus la créature en faisant du bruit qui n'était pas nécessaire.

La simple vue de la main pourrie sur la rambarde suffit à me glacer les sangs. Non, pas ça. Pourquoi fallait-il que cela arrive maintenant ? Et vu les bruits qui continuaient de résonner, la chose n'était pas seule, loin de là. Quand elle arriva en bas et se tourna vers nous, je ne pus retenir un juron tandis que quelqu'un derrière moi laissait échapper un cri d'effroi. Devant nous se tenait McGregor, le brigadier qui avait pris la tête du second corps d'expédition. Sauf que ce n'était pas vraiment lui. Plutôt une version macabre de l'homme jovial qu'il était auparavant. Puis les autres arrivèrent et se postèrent à ses côté. Ells. Wilson. Turner. Kennedy aussi.

– Des inferi... soufflai-je, sans m'adresser à quiconque en particulier. Des inferi. repris-je, plus fermement mais sans hausser la voix pour autant. Bien, vous savez ce que vous avez à faire. Les inferi ne supportent pas la chaleur et le feu, c'est donc notre seule arme contre eux. Je sais qui ils sont, qui ils étaient mais ces choses ne sont pas eux, c'est clair ? Donc ils brûlent tous, sans exception.

Je m'étais exprimé avec plus d'assurance que je n'en avais réellement mais cela avait au moins eu le mérite de rassurer la plus jeune d'entre nous, Sanchez.

– De plus, si Kennedy - enfin, son corps - est là, ça veut dire qu'il y a quelqu'un de bien vivant à l'étage capable de l'ensorceler. Donc le nouvel objectif, c'est de le rattraper et de l'envoyer pourrir à Cocytus, c'est clair ? Tout le monde hocha la tête, même le directeur du département. Bien.

Je raffermis ma prise sur ma fidèle arme et me concentrai sur nos cibles, à quelques mètres de là. Elles-mêmes semblaient avoir compris que le chaos allait éclater puisqu'elles se mirent en marche, vers nous.

– C'EST PARTI ! hurlai-je à mes coéquipiers, à mes amis, tandis qu'une langue de feu s'échappait du bois de sorbier.

Et dire que les inferi font partie ce qui me fait le plus peur.


#663333 Adriel
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