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 [NYC] Les cailloux, mes mortels ennemis [PV Adriel]

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Les cailloux,
mes mortels ennemis

PV Adriel L. O'Brien
Plus...Le 23 août 2016
Peu avant la rentrée, Daniel passe quelques jours au District Discret, histoire de faire quelques emplettes complémentaires et se remettre un peu dans l'ambiance du monde magique après les mois d'été passés de façon assez conventionnels. Mais bien évidemment, tout ne peut pas se passer comme prévu...
Certains auraient pu dire que le temps était doux pour une fin août, mais les presque 30° qui pesaient sur mes épaules me donnaient le sentiment que la nature essayait de me tuer. Si Papa ne m'avait pas appris un enchantement pour rafraîchir mes vêtements, je crois que j'aurais fini transformé en flaque nauséabonde bien avant la fin de la journée. Au moins, Chicago avait le mérite de se trouver sur la rive d'un lac, ce qui rafraichissait bien souvent l'atmosphère.
Le District Discret avait également un système de rafraichissement et de brumisation subtil, mais suffisant à éviter les malaises ; ce n'était pas le cas de la partie No-Maj de la ville. J'avais en effet quitté le District pour la grosse pomme, un peu par nostalgie de l'ambiance No-Maj, mais surtout pour me mettre un peu au courant des nouvelles. Celles-ci vont vite, surtout dans un pays aussi grand que les Etats-Unis !
Au final, j'avais un peu dérivé de mon itinéraire initial en longeant Central Park, avant de dévier en direction du Riverside Park. J'espérais y trouver un peu d'air, mais avant tout, j'adorais observer les différents groupes qui passaient par là. Mes pas me guidaient automatiquement en direction du skate park, et j'étais conséquemment très occupé à observer le ciel d'un bleu immaculé lorsque l'improbable se produisit.

Un couple de joggers, sûrement très mignons par ailleurs, passait sur ma gauche, et j'avais sans y penser esquissé un pas de côté pour ne pas leur rentrer directement dans le lard.
Ce qui n'aurait pas été grave en soi, si un rocher n'avait pas été négligemment posé sur le bord de la route. Conséquemment, mon pied vint s'écraser contre cette masse immobile, et je parvins à arranger approximativement la situation en sautillant sur mon pied le moins douloureux, avant de me remettre en route.
Tout aurait pu s'arrêter là... si mes lacets n'avaient pas été défaits. Reposant lourdement ma patte blessée au sol, je m'emmêle les pinceaux et m'étale de tout mon long, attirant l'attention des joggers sus-cités.
Là encore, rien de dramatique, me direz-vous, seulement voilà. J'ai pour habitude, lorsque je vadrouille seul dans le monde moldu, de me donner une apparence un peu plus âgée que la normale. Un léger affaissement des traits, un petit grossissement du nez et des oreilles, des sourcils un peu plus fournis et une barbe de trois jours... Rien de transcendant, mais je prends facilement dix à vingt ans. Cette transformation me demande un filet d'efforts constant, rien de phénoménal, mais assez pour garder une certaine maîtrise sur mon don.
Le fait est que ma chute brise totalement la concentration et par là même, ma transformation. Mettez-vous un instant à la place de mes deux braves No-Maj', se trouvant face un inconnu qui rajeunit vitesse grand V sous leurs yeux ébahis.

Dans ma tête, à ce stade, je suis bon pour les cellules du COMEUDA. Dans un geste paniqué, je porte déjà une main à ma ceinture, pour me saisir de ma baguette. Étouffant un juron, je me rappelle in extremis que je n'ai pas encore le droit de pratiquer la magie en dehors de l'école. Et à choisir, je préfère ne commettre qu'une violation aux lois -que je devrais pouvoir faire passer pour un excès de confiance sans trop de problèmes- à deux, dont une inexcusable.

Me voilà donc pris face à deux inconnus comme un lapin dans les phares d'une voiture. Je vois à leur regard que leur "vous allez bien ?" initial s'est transformé en énorme "wtf ?". Je ferme les yeux, hésitant à reprendre mon apparence "initiale" de bon trentenaire. Mais j'ose pouvoir leur faire croire qu'ils ont mal vu pour ma "dé-transformation" ; si je me change à nouveau, je serai irrémédiablement grillé. Lorsque je les rouvre, un faisceau de lumière blanche, à peine visible, nimbe le crâne de mes sauveteurs malvenus. Derrière eux, un sorcier -sans blague ?- qui m'est parfaitement inconnu. Je me demande comment j'ai pu ne pas le remarquer plus haut, tant il semble... perdu ?

Toujours est-il que je ne suis pas en mesure de faire la fine bouche, puisque bien vite le couple s'écarte, me regardant étrangement -comme si je leur avais soudain sauté dans les bras !- avant de repartir tranquillement, poursuivant leur jogging.
Je m'époussette, prends le temps de refaire mon maudit lacet, et marche droit vers l'inconnu, main tendue.
Alors là, je vous en dois carrément une. Merci infiniment d'être intervenu, je ne sais pas ce que j'aurais fait sans vous ! Je m'appelle Daniel Wright. Vous êtes ?Avec un soulagement immense et sincère.
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En général, il y avait toujours quelqu'un avec moi - sûrement pour veiller au grain et éviter que je ne m'éparpille de trop - mais pour une fois, on m'avait envoyé patrouiller seul côté no-maj. En vrai, j'étais super fier parce que ça montrait qu'on me faisait confiance et même si j'avais déjà près de seize années de service - Merlin le temps passe vite - c'était toujours agréable de voir que mes capacités étaient reconnues. Enfin, c'était peut-être aussi lié au fait que ma chère partenaire était occupée ailleurs et que les autres collègues étaient surchargés... mais quand même ! J'étais donc au milieu des no-maj, perdu dans mes pensées - comme d'habitude - quand l'incident était arrivé. Je ne sais même pas ce qu'il m'avait pris de regarder dans cette direction à ce moment-là mais j'avais bien fait : sous mes yeux et ceux d'un couple non magique, un jeune métamorphomage - c'est la déduction que j'avais faite au vu de la situation - avait repris son apparence normale après s'être étalé au sol sous leur regard médusé. Fort heureusement d'ailleurs, il n'y avait pas grand-monde dans la rue à part nous quatre et je pus transplaner discrètement derrière les malencontreux témoins pour leur effacer la mémoire. Quelques instants plus tard, le garçon s'avançait vers moi pour me remercier, main tendue et un soulagement évident dans la voix.

– Adriel O'Brien, de la brigade de police magique., répondis-je. A peine les mots avaient-ils franchi mes lèvres que ses traits se décomposèrent et je décidai de m'amuser un peu à ses dépends, même si je n'avais aucunement envie de le traîner jusqu'au COMEUDA. Je sortis donc mon badge pour appuyer mes dires et repris la parole, en essayant de prendre un ton sévère. Tu sais que tu t'es mis en effraction en te métamorphosant devant ces no-majs, n'est-ce pas ? Je voudrais voir tes papiers, s'il te plaît, et ta baguette.

Le temps qu'il me sorte tout ce que je lui avais demandé, je lançai discrètement un sort de repousse no-maj afin d'être tranquilles.

– Merci bien. dis-je en attrapant ce qu'il me tendait. Je pris tout mon temps tandis que j'examinais ses papiers - en règle - et lançai quelques sorts de test sur sa baguette, qui ne donna rien à redire. Puis je lui rendis ses affaires et le fixai intensément. Quand son malaise commença à devenir évident, je prononçai quelques mots, sans me défaire de mon sérieux.

– Tu serais capable de copier mon visage ?

C'était la première fois que je rencontrais un métamorphomage et sûrement la dernière alors autant en profiter non ? Ce n'était peut-être pas très réglo mais personne n'était là pour me reprendre alors bon. C'est peut-être pour ça qu'on ne me laisse pas seul d'habitude en fait.

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PV Adriel L. O'Brien
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Un coup de malchance en entraînant un autre, Daniel se retrouve à dévoiler ses talents face à deux moldus ébahis. Heureusement -ou pas !- pour lui, un membre de la brigade de police magique veille au grain et les oubliette tous deux. Mais Dany est convaincu que pour lui, c'est le début de la fin.
Mon visage se décompose presque aussi vite que sa précédente transformation, et cette fois je n'ai pas d'effort à produire pour que mes cheveux passent à un bleu sombre, presque noir, sous le coup de l'inquiétude. Les quelques discrets mouvements de baguette de mon aîné me laissent supposer que nous sommes désormais protégés des regards profanes, ce qui m'épargne de concentrer une énergie que je n'ai plus à reprendre une apparence "normale". Je ne cherche pas à justifier ma faute, d'une part pour éviter de bégayer et d'autre part parce que, me connaissant, j'arriverais à empirer ma situation.

Les mains moites et tremblantes, je lui tends lorsqu'il en fait la demande mes papiers et ma baguette, débitant sa composition comme un automate - bois d'ébène, poil de womatou, 31.75 centimètres. Elle proteste un peu d'ailleurs sous cet examen malvenu, mais ses gerbes d'étincelles inoffensives ne semblent pas le moins du monde produire d'effet sur l'enquêteur. Il faut que je me reprenne. Je me concentre sur ce que je sais de la brigade de police magique. Bon, ça ne rassemble pas grand-chose, seulement quelques brefs échanges que j'avais eu avec une ancienne chasseuse de ratisseurs dont le nom m'échappait à présent.
Dirigée sans partage par Galahad Roche -c'est clairement pas Jo le Rigolo-, c'est un peu les Robocop du monde magique. Et franchement, je ne tenais pas plus que ça à rencontrer l'un de leurs représentants dans de telles circonstances.

Sa demande suivante me prend de court, m'offrant de jolies pointes vertes. Le fait de laisser totalement libre cours à mes capacités promet de donner lieu à une superbe palette de couleurs, mais je n'ai pas vraiment le loisir de m'extasier sur ce point. A la place, j'observe attentivement le visage du tireur, sourcils froncés.
Je crois que c'est dans mes capacités, monsieur.Maîtrisant les trémolos dans sa voix.

Pourquoi est-ce toujours la première chose qu'on demande à un métamorphomage ? Alors qu'on pourrait me demander, je ne sais pas... N'importe quoi ! Bah, peu importe. Si ça peut m'éviter des démêlés en justice... Je commence par le plus simple pour moi : les yeux. Etant né vairon, l'une des premières choses que j'ai apprises est à assortir mes yeux. Ceux d'O'Brien sont bleu-vert et... ce sont des petites tâches de marron que je vois ? Je m'avance, assez près pour lui faire un câlin, et apporte quelques ajustements. Cela fait, je recule et me force à oublier la démangeaison de mes rétines pour me focaliser sur un point bien plus délicat : les tâches de rousseur. Lors de mes premières tentatives, je croyais qu'un agencement aléatoire suffisait à donner le change, mais l'aspect minutieux d'une reproduction parfaite a fini par prendre le dessus sur la flemme. Un à un, des éclats plus sombres viennent parsemer mon nez, mes joues.
Mal à l'aise, je me gratte le menton. Le stress et la concentration nécessaire à maintenir tous ces détails font un bien mauvais ménage, mais c'est un défi de taille, et il ne sera pas dit que j'ai reculé face à cela. Viennent ensuite les changements plus grossiers : je rehausse mes sourcils, affine l'arête de me nez, ainsi que la ligne de ma mâchoire. Mes joues encore rebondies fondent, et les prémices d'une ride du lion viennent ornementer mon front. Pommettes plus marquées, fossettes également ; il ne me reste plus qu'à changer de coupe de cheveux.
Avant de faire cela, je tire de ma poche un petit miroir rond, que je tiens devant moi à bout de bras. Mon regard passe de mon reflet à mon modèle, et j'apporte quelques retouches, des notes infimes mais qui font que mon imitation aurait l'air fausse.

Une fois que je suis satisfait du résultat, je glisse une main dans mes cheveux. Les siens sont un peu plus clairs que les miens, avec des reflets roux. Par chance, sa coupe est assez similaire à la mienne, si bien qu'après le passage de mes doigts -et avec un minimum syndical d'efforts- je suis le portrait craché d'Adriel. L'opération a duré de longues minutes, ce qui m'a permis de faire un peu taire mes émotions. Je maintiens donc la transformation, sentant déjà mon corps s'y habituer. Je respire déjà plus calmement et, luttant contre les vélléités de mouvement des tâches de rousseur, commence à m'interroger sur les motivations de cette requête. Je ne suis même pas sûr qu'imposer ce genre de geste soit du ressort de la police magique, mais soyons honnêtes, je n'étais ni en position de m'opposer à sa requête, ni prompt à refuser une mise à l'essai de mes capacités.

Je lance un dernier regard à mon miroir avant de le ranger. L'ascenseur émotionnel s'est enfin arrêté, et je me convaincs que s'il avait voulu m'arrêter, il ne m'aurait pas demandé une démonstration. Enfin, je crois. J'inspire profondément et lance :
Je pense que je ne pourrai pas faire mieux que ça. Monsieur.Plus assuré, manquant d'oublier le "monsieur".
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Il pensait que c'était dans ses capacités... Super ! Sans relâcher mon masque de "professionnalisme" - du moins j'espérais qu'il avait ce rendu-là -, je me concentrai sur les traits du jeune homme, afin de ne pas en perdre une miette. Et Merlin, qu'est-ce que c'était étrange de voir le visage d'un parfait inconnu se métamorphoser pour ressembler au mien ! En l'espace de quelques minutes, je me retrouvais en face de mon jumeau parfait et je ne pus retenir un petit "oh" de surprise. Eh bien, si je m'étais attendu à ça... Malgré moi, je passai la main sur mes joues, comme pour m'assurer que j'étais toujours bien dans mon corps et bien vivant et pas juste un esprit puis mes doigts glissèrent dans mes cheveux. Une fois le choc passé et ma voix retrouvée, je balbutiai quelques mots, mon sérieux de façade totalement évanoui.

– Je... Wouah, c'était super impressionnant !

Je laissai échapper un petit rire ébahi tandis qu'il retrouvait son visage normal. J'avais toujours aimé la métamorphose et m'étais intéressé aux métamorphomages mais je n'en avais jamais rencontré, aussi je n'avais jamais pu me rendre compte de leurs capacités.

– Et tu peux prendre n'importe quelle forme ? Même celle d'un animal ? Les yeux brillants comme ceux d'un enfant, les questions avaient fusé sans que je ne puisse les retenir. Puis mon comportement digne de mon supérieur m'était revenu - quoique j'avais été bien plus aimable qu'il ne le serait jamais - et je m'excusai auprès du garçon. Je suis désolé pour la manière dont je me suis comporté, ce n'était pas très sympathique. Bon, c'est vrai que je n'ai pas à être gentil et tout quand je suis en patrouille mais ce n'était pas une raison pour être comme ça avec toi. J'avais envie de te faire un peu peur, c'est tout. Normalement, c'est plus le rôle de ma partenaire, c'est elle le méchant policier eheh. Si Allison m'entendait... Ma ronde est terminée, est-ce que je peux me racheter auprès de toi d'une manière ou d'une autre ? Tu as peut-être soif ? Il fait particulièrement chaud après tout.

Comptez sur moi pour ne pas être réglo jusqu'au bout. Comme il répondait par l'affirmative - il ne semblait pas trop m'en tenir rigueur, c'était déjà ça - je réfléchis à l'endroit où je pourrais l'emmener. Il n'était clairement pas majeur donc je ne pouvais pas le faire entrer dans un bar - et hors de question pour lui de tricher, maintenant que j'étais au courant. J'avisai au loin un petit salon de thé où l'on servait très certainement des boissons rafraîchissantes pour tous, aussi je lui fis un signe de la main pour qu'il me suive ; en chemin, je réfléchis à la situation dans laquelle j'étais. En terrain no-maj, avec un mineur inconnu que j'invitais à prendre un verre... alors que mon service n'était pas complètement terminé. Mais ça, il ne le savait pas. La sonnette tinta tandis que nous pénétrions dans la salle et une petite vieille à l'air gentil nous accueilli d'un sourire. Nous nous installâmes près d'une fenêtre, sous une machine accrochée au plafond qui faisait du vent et j'attrapai la carte que la patronne venait de nous apporter avant de la parcourir. Rien de ce que je pouvais lire ne m'était familier et je commençais à regretter l'invitation.

– Je, hum... Je ne sais pas à quoi correspondent tous ces noms, chuchotai-je à Daniel. Tu voudrais bien m'aider, s'il te plaît ? Ils n'ont pas de bièraubeurre, pas vrai ?

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Plus...Le 27 août 2016
Un coup de malchance en entraînant un autre, Daniel se retrouve à dévoiler ses talents face à deux moldus ébahis. Heureusement -ou pas !- pour lui, un membre de la brigade de police magique veille au grain et les oubliette tous deux. Mais Dany est convaincu que pour lui, c'est le début de la fin.
Plus les choses avancent, plus je commence à me poser de questions sur ce drôle d'oiseau qui me fait face. Ma petite démonstration semble lui faire forte impression, en tous cas, et je ne retiens pas un léger sourire empreint d'auto satisfaction. Je lui avoue ne pas savoir si je peux prendre des traits animaux, ais sa question me fait penser qu'il faudra que j'essaie.
Ses explications jettent une lumière nouvelle sur la scène qui vient de se dérouler, et je me sens rougir, incertain du comportement à tenir. Je crois que je suis censé lui en vouloir... Mais je me demande si je n'aurais pas agi de l'exacte même façon à sa place. Aussi, je ne me formalise pas lorsqu'il m'invite à discuter un peu autour d'un verre. Certes la situation est atypique, mais comment mes journées pourraient-elles être intéressantes si je me contentais de ce qui est normal ?

Nous nous installons donc dans le café le plus proche ; je n'y ai encore jamais été, mais le cadre semble sympathique, et assez chaleureux. Je me plonge dans la carte, bien vite tiré de mes réflexions par un Adriel qui me semble plus perdu que jamais. Il ne m'en faut pas plus pour deviner que j'ai à faire à un Sang Pur, et qu'il s'est laissé dépasser par son enthousiasme pour me proposer une pause ici plutôt que sur le District. Pris d'un doute soudain, je lui demande :
Est-ce que t-... vous avez quelques dollars sur vous, quand même ?Essayant de garder un langage assez déférent.

L'homme fouille son portefeuille avant de lever sur moi un regard à faire pâlir d'envie le Chat Potté. Je soupire avec amusement, songeant que j'aurais dû m'y attendre.
C'est pas grave, je m'en charge. Qu'est ce que tu aimes d'habitude ?Rassurant mais cachant mal son amusement.

J'apprends donc que l'amertume n'est pas trop son truc, et me rabats donc sur la liste des cocktails sans alcool. A ma grande surprise -et satisfaction-, la liste est longue. Bien vite, j'arrête mon choix et passe commande.
Une Berry Jam Lemonade pour moi, et un Pink Cooler pour mon ami -light, de préférence.Assuré et cordial.

A titre personnel, j'adore le Pink Cooler. Pamplemousse, menthe, citron, c'est délicieux... et délicieusement amer. Normalement, cette amertume est adoucie par le sirop de sucre -dont je viens de demander le retrait à demi-mots. Le Berry Jam aurait été bien plus dans ses goûts, étant mi-confiture mi-glace, mais ça, il n'a pas besoin de le savoir pour l'instant. Disons qu'il s'agit un peu de ma petite vengeance. Lorsque nos boissons arrivent, nous trinquons, mais je ne touche pas à la mienne, trop curieux de voir sa réaction, et bien sûr prêt à intervertir nos verres une fois la surprise passée.
Alors, qu'est ce que tu en dis ?Contenant avec beaucoup de mal son hilarité.
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Sa première réaction fut de me demander si j'avais de l'argent no-maj ; ça, j'étais presque sûr d'en avoir ! J'attrapai donc mon portefeuille avant de fouiller dedans. Bon, c'était assez... compliqué parce qu'il était en peau de Mock donc sans fond mais j'eus beau chercher, je ne trouvai pas un cent. L'air penaud, je levai les yeux vers mon compagnon d'infortune pour lui annoncer la mauvaise nouvelle. Il sembla amusé de la situation - et pas du tout surpris, y avait-il quelque chose à comprendre là-dedans ? - et me demanda mes goûts, ce à quoi je répondis que j'adorais le sucré mais détestais l'amertume. Je ne me formalisai pas sur son tutoiement : nous étions sortis de la relation "brigadier/suspect" de tout à l'heure, à présent c'était de l'amitié qui se construisait ! Du moins, c'est ce que j'espérais. La patronne revint prendre nos commandes et un grand sourire béat étira mes lèvres quand je l'entendis me désigner comme son ami - AH AH ! Comme quoi le sentiment était réciproque ! Intérieurement, j'étais comme un petit garçon à qui on venait de donner une glace et qui s'apprêtait à la manger. Ainsi, quand les boissons arrivèrent, nous trinquâmes et je portai le verre à mes lèvres, prêt à déguster ce cocktail qu'il m'avait recommandé à demi-mots. Je ne remarquai même pas qu'il n'avait pas touché au sien et avalai une gorgée, avant d'écarquiller les yeux. OH MERLIN. Je me forçai à avaler ce qu'il me restait dans la bouche avant de l'ouvrir en grand, les larmes prêtes à couler.

– MAIS C'EST SUPER AMER ! criai-je sans le vouloir ni m'en rendre compte. J'avais l'impression qu'on venait de m'assécher la langue et son verre encore intact me faisait de l'oeil. Je reportai mon attention sur le garçon, qui riait sous cape.

– Ah, ça te fait rire, hein ? grognai-je, l'air amusé et faussement blessé. On voit bien que c'est pas ta langue qui vient de se transformer en pierre. Par le slip de Merlin, j'ai l'impression qu'elle ne ferait pas tache dans le désert de l'Arizona ! J'essuyai une fausse larme au coin de mon œil. Et moi qui te faisais confiance... Je pensais que nous étions amis, comme tu l'as dit à cette si gentille dame !

La remarque fit sourire la patronne, que j'avais légèrement inquiétée avec mes cris et je crus voir passer une ombre de culpabilité dans le regard de mon jeune interlocuteur ; toutefois, je choisis de ne pas en rajouter une couche.

– OK, t'as eu ta revanche, bien joué ! lui lançai-je avec un grand sourire, qui s'effaça pour laisser place à une grimace. Par contre, je serai incapable de boire... ça. Tu, euh, veux bien recommander quelque chose, s'il te plaît ? Je te rembourserai sur le district, promis.

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PV Adriel L. O'Brien
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La situation s'arrange entre Dan et son sauveteur impromptu, mais le garçon ne résiste pas à l'envie de jouer un tour à son aîné pour se venger de son coup de stress. Cela fait, ils peuvent enfin partir sur de bonnes bases.
La réaction d'Adriel ne se fait pas attendre, et je manque de m'étouffer de rire en voyant son air complètement paniqué. J'ai également la larme à l'oeil -mais pas pour les mêmes raisons. Une pointe de culpabilité tente de s'incruster, mais je la repousse bien vite en me rappelant le coup de stress qu'il m'a mis. Bon, certes, il faisait aussi son travail, mais...

Mon rire semble rassurer un peu les autres clients du salon, et je récupère le verre d'Adriel avant de poser le Berry Jam devant lui. Je le devine suspicieux, et me sens obligé de le rassurer en lui donnant la composition de sa nouvelle boisson.
Ne t'en fais pas, cette fois tu peux y aller les yeux fermés. C'est de la confiture de fruits rouges et de la glace pilée avec de la limonade. Et quelques framboises fraîches pour couronner le tout ! Tu vois, que de la douceur.D'un ton gai mais rassurant.

Le temps d'intervertir les pailles, et je me saisis du Pink Cooler, y ajoutant une rasade de sucre en poudre. Ce n'est certes pas très catholique, mais je tiens à l'intégrité de mes papilles. Je commence à le siroter, ne pouvant m'empêcher pour autant de taquiner Adriel.
N'empêche... le slip de Merlin ? T'as vraiment de drôles d'expressions, personne dit ça par chez moi !Amusé, mais avec un regard d'avertissement.

Le pauvre, il ne doit pas avoir vraiment l'habitude de traîner chez les No-Maj. Patrouiller c'est une chose, mais prendre leurs habitudes... Bon, après, il a parlé sous le coup de la surprise. Mais je ne peux m'empêcher de me demander qu'est ce qui, parmi tous ces éléments de décor qui me semblent normaux, lui paraît complètement dénué de sens, étrange ou... magique ? Mon regard passe du ventilateur, au-dessus de nos têtes, à la caisse enregistreuse qui bipe tout ce qu'elle sait. J'en viens à me demander s'il regrette déjà sa décision.
Mais oui, maintenant qu'on est quitte, on est déjà les meilleurs amis du monde va, t'inquiète ! Et tu sais comment on scelle les amitiés dans ce café ? Avec une bonne grosse part de crumble aux pommes maison !Avec fierté et une part de gourmandise.

Bon, je parle comme si je connaissais le café, mais la vérité est que j'ai vu passer la patronne avec une assiette dudit crumble... et c'est le moment que mon estomac a choisi pour me rappeler qu'il n'allait pas se contenter d'une boisson fraîche et d'une vengeance. Et puis, je me sens grand prince. Lorsque nos plats arrivent, je constate -à mon grand désarroi- que la patronne a mis double ration de glace vanille sur l'assiette d'Adriel. Sûrement sa façon discrète de me réprimander pour mon espièglerie.

Je soupire et attaque ma part, réalisant subitement que je ne sais pas vraiment de quoi parler avec mon vis-à-vis. J'aimerais lui parler de ma scolarité, l'interroger sur la sienne, ou sur la carrière de tireur d'élite, dans laquelle j'envisage par moments de me lancer. Je suis sûr que s'il le pouvait, il me demanderait de prendre toutes sortes d'apparences saugrenues.

Mais nous sommes encore en territoire No-Maj, et je réalise que ce n'était peut-être pas l'idée du siècle. Mais le cadre est cosy et la nourriture est bonne, alors... Par Merlin, de quoi les no-maj normaux parlent d'habitude ?!

Enfin, euh... du coup, ça va... ta famille ?Hésitant et totalement pas convaincu.

Bon, pour l'originalité on repassera. Reste à espérer qu'ils sera plus inspiré que moi tant qu'on ne sera pas au District.
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Quand je lui demandais de me recommander quelque chose, il préféra déposer son verre devant moi et je le regardai d'un air suspicieux, ne lui faisant pas réellement confiance - je me ferai avoir une fois mais pas deux ! Je me rassérénai quand il me donna la composition du cocktail et un grand sourire vint éclairer mon visage. Une fois les pailles interverties, je sirotai la boisson et la sensation du sucré et de la glace sur ma langue desséchée me fit un bien fou. A sa remarque sur le "slip de Merlin" je retombai sur Terre. Que voulait-il dire par là ? C'est à son regard d'avertissement que je compris mon erreur. Les no-maj n'utilisent pas d'expression de ce genre. Que disent-ils déjà ? Ah oui, nom de Dieu ou un truc comme ça. Il faudrait que je redemande à Daniel une fois en terrain moins hostile. L'éclat d'inquiétude à l'idée d'avoir fait une grosse bourde s'effaça quand il mentionna le crumble aux pommes maison - ça c'était une bonne idée ! Je lançai un grand sourire à la patronne qui revenait déjà vers nous avec nos parts, sourire qui s'agrandit quand je remarquai la double ration de glace vanille - ma préférée huhu - et tirai discrètement la langue au jeune garçon en face de moi. Un peu de justice dans ce monde ! J'avais à peine attaqué ma part qu'il me posa une question, me prenant de court. J'avalai comme je pus ma bouchée, tentant au passage de ne pas m'étouffer, avant de réfléchir à ce qu'il m'avait demandé.

– Euuuh... Que raconter sur ma famille ? Je ne pensais même pas souvent à eux, tellement j'étais content de ne plus les avoir régulièrement sur le dos, envoyant une carte de temps en temps pour les anniversaires et prendre des nouvelles mais sans plus. Oui, oui... Ils vont bien... J'imagine. Et... la tienne ?

De quoi pouvait-on donc discuter ? J'avais envie d'en savoir plus sur lui et un regard discret alentour m'apprit que nous étions plutôt bien isolés, les autres clients se trouvant de l'autre côté de la salle. Je repris une bouchée de crumble avant de poser mes questions.

– Tu as donc... seize ans, c'est ça ? demandai-je un peu au hasard, essayant de me souvenir du mieux que je le pouvais de ses papiers d'identité. Ça se passe bien les cours ? Tu es dans quelle m- groupe ?

Je me rattrapai de justesse et lui lançai un regard entendu. En toute bonne foi, j'espérai avoir en face de moi un Puckwoodgenie : au moins, cela voudrait dire que la relève était assurée !

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